Les annonces de l'ensemble paroissial

À NOTER...

 

MESSES DOMINICALES

À l’église de Sainte Savine

- Chaque samedi soir à 18 h 30

- Chaque dimanche à 10 h 30

 

MESSES EN SEMAINE

À la salle paroissiale chauffée, 2 bis rue Benoît Malon.

- À 9 h du mardi au vendredi.

 

ACCUEIL - PERMANENCES

Au presbytère : 2 bis rue Benoît Malon :

- Chaque mardi et vendredi de 15 h à 17 h 30

- Le samedi de 9 h 30 à 11 h 30 (hors congés scolaires)

 

INSCRIPTIONS AU CATÉCHISME

Pour les enfants, baptisés ou non, de 8 à 12 ans

Aux permanences du presbytère

 

MÉNAGE à l’ÉGLISE

Chaque vendredi à 10 h (sauf en cas d’obsèques)

 

DENIER DE L’ÉGLISE

C’est votre participation annuelle au salaire des prêtres et salariés laïcs du diocèse !

MERCI à ceux qui ont déjà participé et à ceux qui participeront !

 

SEUL VOTRE DON FAIT VIVRE L’ÉGLISE

RENDEZ-VOUS POUR LE PREMIER SEMESTRE 2022
Sur ce feuillet recto-verso à plier en deux et à conserver, vous pourrez trouver tous les rendez-vous de notre paroisse pour le premier semestre de l'année 2022...
RENDEZ VOUS S1 2022.pdf
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Joie d'accueillir Mgr Alexandre Joly :

Retrouvez le message de Mgr Alexandre Joly, adressé aux aubois :

DIEU A BESOIN DE NOUS POUR FAIRE CONNAÎTRE SON AMOUR !

 

    Enfants, jeunes et adultes, de Sainte Savine, La Rivière de Corps, de Torvilliers et d’ailleurs, Il fait confiance à chacun de nous. Au moment où s’achève notre messe de rentrée paroissiale, Jésus dit à chacun et à tous nos groupes : « Lève-toi, je compte sur toi ! »

 

    - Vous les enfants et les jeunes, en équipe de catéchisme et « 12-15 », à l’école-collège Louis Brisson. Apprenez à connaître Jésus pour qu’il soit toujours plus votre ami. Partagez entre vous vos découvertes, apprenez à prier et à rendre service. N’oubliez pas la messe du dimanche. Et vous, parents, soyez les premiers éducateurs de leur foi. Entraînez-les sur le chemin de l'Évangile !

 

    - Vous qui prenez sur votre temps pour animer les équipes d’enfants et de jeunes, qui accueillez les familles pour préparer au baptême et au mariage, vous qui accompagnez les familles en deuil, l’Église vous fait confiance. Croyez en la grandeur de votre tâche. Approfondissez inlassablement votre foi pour la proposer et la susciter auprès de ceux que vous rejoignez.

 

    - Vous qui assurez l’accueil au presbytère ou à l’église, vous qui animez le site de la paroisse et publiez la feuille de chaque semaine, vous qui avez cheminé avec le Secours Catholique, vous qui visitez les malades et avez le souci des plus fragiles, laissez-vous conduire par l’Esprit Saint de charité.

 

    - Vous qui préparez et animez nos messes du dimanche et des fêtes, vous qui avez le souci de la propreté et du fleurissement de nos églises, vous qui gérez les finances de notre communauté, vous qui participez à la conduite de notre ensemble paroissial en équipe pastorale, vous les diacres et les sœurs Oblates de Saint François de Sales, que le Seigneur fasse fructifier votre sens du service et de l'Église.

 

    - Vous tous, anciens et nouveaux, présents régulièrement ou occasionnellement, avec les enfants, les jeunes et les adultes, vous êtes l'Église que Dieu aime. Cherchons à créer toujours plus de liens entre nous ! Ensemble, continuons d’accueillir le Christ, de vivre de sa Parole et de son Pain de Vie, soyons les joyeux témoins de son Amour et de sa Paix : notre monde en a tant besoin !

 

Que chacune et chacun soient vivement remerciés pour leur présence et leur action au bénéfice de tous. Que le Seigneur bénisse notre année, nos efforts, chacune et chacun, celles et ceux que nous rejoindrons !

 

Père Bertrand ROY

Homélies du père Bertrand Roy

TROISIÈME DIMANCHE ORDINAIRE C

23 janvier 2022

 

    Les textes bibliques de la messe nous parlent de nos assemblées du dimanche, de nos célé-brations, ce que nous appelons la liturgie. Le mot « liturgie » veut dire : l'action d'un peuple ! Nous sommes le peuple de Dieu qui se salue, qui chante, qui écoute et qui lit, qui se lève et s'assoit, qui prie à haute voix et au secret du cœur, qui tend ses mains pour recevoir le Pain de Vie et qui le mange, qui dialogue avec le célébrant, qui se disperse pour retourner à son quotidien. Dans nos célébrations, nous ne sommes pas passifs mais invités à participer pour nous ressourcer. C'est là le sens de la liturgie.

 

    La première lecture, tirée du livre de Néhémie, nous montre le peuple de Dieu qui s'empresse à se rassembler, enfants, jeunes et adultes, pour écouter la parole du scribe Esdras, c'est-à-dire un connaisseur de la Parole de Dieu. Il lit un passage de la Loi de Moïse, les commandements. Il en fait une traduction et un lévite, un commentaire, pour que tout le monde comprenne. Un peuple qui est heureux de se retrouver et d'écouter la Parole de Dieu ! Le sommes-nous également ?

 

    Dans la seconde lecture, Saint Paul compare l'Église, c'est-à-dire l'ensemble de tous les chrétiens, la famille à laquelle nous appartenons de par notre baptême, à un corps humain. Jésus est la tête, nous sommes les membres, différents les uns des autres mais nécessaires à la bonne santé du corps. Aussi, lorsqu'une partie du corps souffre, c'est tout le corps qui s'en ressent, et de même quand ça va bien. Ce qui veut dire que nous sommes reliés les uns aux autres et animés par un même souffle, l'Esprit Saint. Pas juxtaposés ou indifférents, mais appelés à vivre en frères et sœurs, unis à Jésus. Si la messe est une pause personnelle, elle tisse la communauté, elle construit l'Église. Mais pas par un coup de baguette magique ! Si nous restons des étrangers les uns par rapport aux autres, si nous ne saluons que ceux que l'on connaît déjà, si chacun s'enferme dans une bulle spirituelle, nous n'irons pas loin. Comment partager un même pain, être assis à la même table, sans devenir, au sens noble du terme, co-pain, comme on est consanguin parce qu'un même sang nous irrigue ? Et si on a le sentiment d'être ignoré, demandons-nous quels liens solides nous avons osé créer avec les autres ? Pour appartenir à la famille Église, il est nécessaire que le souffle de l'amour de Dieu pénètre nos cœurs pour nous rendre attentifs aux autres.

 

    Dans l'Évangile, comme dans la première lecture, Jésus lit publiquement un passage du livre d'Isaïe, le jour du sabbat, jour consacré à Dieu. Il lit ceci : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération et aux aveugles qu'ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » En lisant ce passage de la Bible, Jésus pense à son baptême et à la mission qu'il a reçue de son Père. Et il ajoute : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture que vous venez d'entendre. » Jésus se présente comme celui qui accomplit la Parole de Dieu. Ce qu'Isaïe a annoncé, c'est ce qu'il va faire. C'est comme un discours-programme. Jésus est Parole de Dieu par ses enseignements mais aussi par toute sa vie, ses contacts, ses échanges, ses actions en faveur de tous les hommes.

 

    Dans nos célébrations, la Parole de Dieu a une place de choix : en portant le Livre en procession, en en faisant la lecture à l'ambon, c'est-à-dire le pupitre destinée aux lectures, en traçant trois signes de croix sur notre corps avant la proclamation de l'Évangile… et surtout en prêtant une oreille attentive aux messages qui sont adressés ! Une Parole pour que grandisse notre foi ! Une Parole écoutée ensemble pour nous unir en un seul Corps, l'Église ! Une Parole qui nous tourne vers les autres, qui nous sort de chez nous, pour que, comme Jésus a été envoyé par Dieu auprès de tous les hommes, nous fassions du bien autour de nous ! Une Parole qui éclaire et stimule notre vie quotidienne ! Une Parole inépuisable et toujours nouvelle !

 

    Si la Parole de Dieu est centrale dans toute célébration chrétienne, c'est pour qu'elle le soit aussi dans notre vie de tous les jours. Au catéchisme, les enfants sont initiés à la Parole de Dieu pour découvrir Jésus et ce à quoi il nous appelle. Notre paroisse organise des rencontres de partage d'Évangile. Et chez nous ? Des chrétiens sont abonnés à des revues qui donnent les textes de chaque jour, d'autres possèdent une Bible. Un petit exercice à faire parmi tant d'autres: se souvenir du passage de l'Évangile du dimanche, le relire dans la semaine, garder une parole qui me touche, chercher à la vivre !

 

    Depuis quelques années, le pape François a institué ce 3ème dimanche de l'année, « dimanche de la Parole de Dieu ». Que ce dimanche nous donne la passion d'accueillir et d'approfondir cette Parole personnellement et en Église, d'en vivre et témoigner partout.

 

Père Bertrand ROY

DEUXIÈME DIMANCHE ORDINAIRE C

16 janvier 2022

 

    « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. »

 

    C’est avec ces précisions que saint Jean conclut le texte de ce dimanche.

 

    Il est question d’un commencement. Quelque chose de neuf va se produire auquel nous sommes invités à être attentifs.

 

    Jésus est né à Bethléem. Après les bergers, il a reçu la visite des mages. Il a grandi auprès de Marie et de Joseph dans le village de Nazareth. À trente ans, il a été baptisé par Jean dans le fleuve du Jourdain et là, surprise, des images fortes nous font comprendre qu’il est le Fils de Dieu envoyé du Père et qu’il porte la lumière et la force de l’Esprit Saint. Le ciel s’ouvre. On voit comme une colombe. On entend une voix qui appelle à avoir confiance en lui. Autrement dit, cet enfant devenu adulte n’est pas ordinaire. Il a quelque chose de plus que nous. Il est chargé d’une mission spéciale.

 

    Saint Jean nous dit que c’est à Cana, à dix kilomètres de Nazareth, que Jésus débute la mission qui lui est confiée. L’évangéliste parle de signes. Pas de miracles pour éviter qu’on s’égare dans la recherche de choses fabuleuses qui n’ont rien à voir avec la foi. Il en décrira sept ! C’est le symbole de la perfection : tout ce qu’il faut et suffit pour croire. Car un signe mène toujours plus loin. Quand je fais un signe de la main après avoir reconnu une personne, c’est pour lui dire bonjour. Quand je dépose un bouquet de fleurs à l’entrée de la maison le jour anniversaire d’un proche, c’est pour lui souhaiter de bonnes choses et lui dire mon affection. Un signe est porteur de sens. Un sens que doit comprendre celui à qui il est adressé. C’est une sorte de code pour communiquer. Saint Jean nous dit que les signes que Jésus accomplit avaient deux buts : manifester sa gloire et provoquer la foi. Manifester sa gloire ? Manifester, ici, a ne veut pas dire défiler dans la rue pour faire des réclamations ou encore monter sur un podium pour être applaudi. C’est faire découvrir la lumière intérieure que l’on porte, c’est rayonner l’amour profond de notre cœur, c’est dévoiler notre vrai et beau visage. C’est cela que Jésus va exprimer à travers des signes originaux et qui va susciter la foi des gens qu’il rencontre. Par les signes qu’il va poser, Jésus va mener vers Dieu. La gloire de Jésus n’est pas de faire des miracles, parce que Jésus n’est pas Harry Potter. Jésus lève le voile pour nous faire découvrir combien Dieu aime chacune et chacun de nous, d’un amour incessant et sans frontière.

 

    À Cana, Jésus commence. Il commence avec l’aide de Marie, sa mère. Marie lance son fils dans sa mission comme les parents encouragent leurs enfants à voler de leurs propres ailes. Elle est là au début. Elle sera là à la fin, lorsque Jésus sera crucifié. Saint Jean ne mentionne la présence de la mère de Jésus, selon ses mots, qu’à ces deux reprises. Marie nous accompagne, nous les disciples de Jésus de 2022, dans les moments de joie et de fête comme dans les moments de tristesse et de douleur. Pour nous conduire à Jésus : « Tout ce qu’il vous dire, faites-le. » Elle sait que Jésus est fiable et nous invite à écouter et à vivre son Évangile. Faire confiance à Jésus, c’est se ressourcer dans sa Parole, c’est trouver en Jésus, le Chemin, la Vérité et la Vie.

 

    À Cana, c’est la noce. C’est là que Jésus fait les premiers pas de sa mission. Une noce, c’est fait pour fêter ceux qui se marient, se réjouir de leur engagement et les encourager. Aussi, on met les petits plats dans les grands et on sort les bonnes bouteilles. À Cana, tout semblait bien parti ! Sauf qu’on manqua de vin. Une manière de nous dire que nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans la vie normale. Il est sûr que tout le monde s’étant considéré comme invité, les organisateurs étaient débordés ! Marie attentive à la réussite de la fête, fait part à Jésus du manque de vin. C’est alors que Jésus fait remplir d’eau six très grandes jarres destinées habituellement à des gestes de purification. Ce n’est pas un détail. À l’époque, on ne revenait pas d’avoir fait ses courses ou rencontrer des gens différents de soi sans se laver. On passait tout à l’eau pour être purs. Pas tant par hygiène que par volonté de se sentir irréprochable aux yeux de Dieu. Jésus va tout bouleverser. Pour accueillir l’amour de Dieu, c’est le cœur qu’il faut purifier et pas le corps. Or, l’amour de Dieu, ce n’est pas comme une eau fade mais comme le meilleur des vins. Dans la Bible, on boit du bon vin quand on célèbre une alliance, une relation forte et durable. À Cana, Jésus commence, par ce signe de l’eau changée en vin, à faire comprendre que sa mission, c’est de nous faire entrer dans l’esprit et le cœur que Dieu nous aime, aime son peuple pour toujours, comme deux personnes qui se marient. Par le geste de Jésus, Dieu tourne la page des rites de purification extérieure, des gestes religieux superficiels et inconsistants pour nous faire entrer dans un chemin de transformation progressif et incessant de toute notre vie, animés par l’amour qu’il nous porte. Dieu comme un jeune amoureux ! Tous les signes que Jésus accomplira diront la même chose : Dieu nous tend la main et il est heureux que nous mettions notre main dans la sienne. Jésus ne lésinera pas et ira jusqu'au don de sa vie sur la Croix pour le dire. Et il nous le dit à chaque messe par le pain et le vin qui sont son Corps livré et son Sang versé. Ce don de son amour, c’est du très bon pour notre vie, pour que grandisse chaque jour notre foi et notre amour, pour fortifier l’alliance de notre baptême avec lui !

 

Père Bertrand ROY

FÊTE du Baptême du Seigneur

9 janvier 2022

 

    Saint Luc vient de nous rapporter à sa manière le baptême de Jésus. Il nous met en présence de tout un peuple qui vient se faire baptiser par Jean, à un moment capital de la vie de Jésus. C’est comme son entrée en scène ! Il commence sa vie publique. Dans le même temps, son baptême nous fait témoin de son identité et de sa vocation. Avec des paroles et des symboles forts, nous comprenons que Jésus est le Fils bien-aimé du Père et qu’il est habité et animé par l’Esprit Saint.

 

    Nous voyons Jésus avec toute une foule qui se presse pour recevoir le baptême de Jean. Cette plongée dans l’eau avait un sens bien précis. Il s’agissait par cette démarche de se préparer à accueillir le Messie avec un cœur lavé de tout péché. Jésus, lui qui n’a pas de péché, entre dans le mouvement de conversion de son peuple. Comme à sa naissance où Jésus s’est fait petit enfant pour tout partager de notre condition humaine, nous le voyons ici nous dire qu’il n’est pas venu pour les gens parfaits mais pour les pécheurs que nous sommes. Perdu dans la foule, ce n’est pas lui qu’on regarde mais Jean Baptiste en pensant que ce dernier est le Messie attendu. Mais Jésus reste discret, faisant corps avec notre humanité blessée. Nous sommes dans la droite ligne de la Nativité : on comprend pourquoi la fête du baptême de Jésus vient clore le cycle liturgique de Noël. Jésus se fait pleinement l’un de nous.

 

    Saint Luc précise qu’après avoir été baptisé, Jésus priait. Cette attitude de Jésus nous le montre ouvert à Dieu, en conversation vivante avec le Père. Le ciel qui s’ouvre, c’est la réponse du Père à son Fils. Alors l’Esprit Saint descend sur lui et la voix du Père se fait entendre : « Tu es mon Fils ». Jésus est vraiment l’envoyé de Dieu, habité et animé par l’Esprit Saint. Le voile est levé. En Jésus, nous savons que la communication du ciel et de la terre est possible, que rien ne peut briser la relation de Dieu avec les hommes. Jésus est digne de confiance. Jésus n’est pas un imposteur mais comme l’évoque la lecture d’Isaïe, « Voici le Seigneur Dieu… le berger qui fait paître ses agneaux, qui les prend sur son cœur… »

 

    Jésus priait ! Nous ne savons pas ce qu’il disait. Saint Luc mentionne souvent la prière de Jésus mais sans entrer dans le contenu, sauf lorsque des disciples lui demandent de leur apprendre à prier. C’est alors qu’il leur donnera la prière du Notre Père. « Alors le ciel s’ouvrit ». C’est cela la prière : le ciel de notre cœur accueille l’azur de Dieu, l’immensité de son amour. La prière ouvre une brèche dans notre quotidien pour que l’Esprit Saint vienne habiter nos pensées, nos décisions, nos discussions, nos travaux, nos projets. La prière nous mène à la source de l’amour sur laquelle le baptême nous a branchés. Et là, dans le secret, nous entendons : « Tu es mon fils bien-aimé, tu es ma fille bien-aimée, en toi je trouve ma joie ». Mais faut-il que nous osions prendre cette pause de silence pour entendre au plus profond de nous-mêmes, quels que soient les aléas de notre vie, cette voix de confiance inouïe, capable de nous donner un souffle nouveau, de nous relever quand nous trébuchons. Parole prononcée une fois pour toutes au jour de notre baptême et qui nous est rappelée tout au long de l'Évangile, au long des heures claires ou obscures, en chaque sacrement, en toute prière. Parole à graver en nous. Dieu ne se lasse pas de trouver en nous sa joie.

 

    Cette mention de la prière de Jésus et de la parole du Père nous signifiant que nous sommes enfants de Dieu est donc un signal fort pour notre vie chrétienne : le baptême engage une relation unique et personnelle avec Dieu, une relation, un dialogue, à entretenir et pas simplement une adhésion à des valeurs et des idées, fussent-elles bonnes et constructrices de la fraternité. Le baptême nous a remplis de l’Esprit de Dieu. Saint Paul nous le dit : « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance ». Et l’Esprit Saint, c’est le nom propre de l’amour de Dieu. Cet amour qui habite en nous, et nous conduit à nous reconnaître fils et filles de Dieu, nous conduit du même coup à vivre ensemble comme des frères et des sœurs. À la manière de Jésus, se comportant indistinctement comme le Fils du Père et le frère de tous.

 

    Saint Paul parle souvent de l'Église, de la famille des baptisés, comme d’un corps humain. Jésus est la tête et nous sommes les membres de ce corps. Le baptême nous a reliés aux deux ! Tête et corps ne peuvent pas être séparés ! Pas l’un sans l’autre. Nous devons donc prendre soin de notre relation à la tête qu’est Jésus et aux membres que sont les frères et sœurs formant la communauté à laquelle nous appartenons, et plus largement à l'Église universelle. Nous n’avançons pas seuls !

 

    Voici donc rappelés, à la lumière du baptême de Jésus, quelques aspects du merveilleux sacrement que nous avons reçu et qui demeure en nous comme une source appelée à féconder toute notre vie. Un don gratuit qui ne perd jamais de sa fraîcheur et de sa vitalité. Si seulement tous les baptisés redécouvraient le bonheur dont ils sont porteurs pour toujours !

 

Père Bertrand ROY

Permanences à la maison paroissiale

Le mardi de 15 h à 17 h 30 ;

Le vendredi de 15 h à 17 h 30 ;

Le samedi de 9 h 30 à 11 h 30 (hors congés scolaires).

Albums

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Liens Utiles