Les annonces de l'ensemble paroissial

29 mai 2020

 

Messes pour l'ensemble paroissial de Sainte Savine - La Rivière de Corps - Torvilliers :

Le dimanche 31 mai :
À Sainte Savine: une messe à 9 h 30 et une autre à 11 h
À Torvilliers : messe à 10 h 30

 

MESSES en SEMAINE à l'église de Sainte Savine :

Lundi 1er juin : 11 h Fête de Sainte Marie, Mère de l'Église
Mardi 2, mercredi 3, jeudi 4, vendredi 5 juin à 9 h

(en respectant les "gestes barrière")


PERMANENCES D' ACCUEIL au PRESBYTÈRE :

Dans l'attente de pouvoir vous accueillir à nouveau au presbytère, n'hésitez pas à téléphoner ou à déposer un courrier dans la boîte à lettres.
Nous vous répondrons dès que possible.
Réunion des volontaires de l'équipe "Accueil au presbytère", vendredi 5 juin à 14 h 30 Salle Paroissiale (venir avec un masque).


FINANCES PAROISSIALES...

Depuis trois mois, il n'y a pas eu de quêtes les dimanches et les jours de fête, tels Les Rameaux, Pâques, l'Ascension...
Quelques personnes ont adressé l'équivalent de leur participation aux quêtes des dimanches et fêtes pour que la paroisse puisse assumer ses charges courantes. Qu'elles en soient remerciées. D'autres ont fait parvenir des intentions de messe, ce qui assure un tiers du revenu des prêtres. Merci également !
Si vous souhaitez apporter votre part pour que notre paroisse et notre diocèse poursuivent leur mission auprès de vous, vos dons seront les bienvenus! MERCI ENCORE.


PROCHAINES MESSES DOMINICALES :

    À cette heure, rien ne peut être annoncé ! Il faut d'abord que nous fassions une évaluation de ce qui se sera passé ce dimanche, de ce qui aura été positif ou négatif.

    Pour le week-end prochain, il est probable qu'une messe soit célébrée le samedi à 19 h en l'église de Sainte Savine (La chapelle de la Rivière de Corps est trop petite pour que les gestes barrière soient possibles) et le dimanche à 10 h 30. Mais il faudrait une répartition équitable du nombre de participants aux deux messes pour que ce soit envisageable.

    La presse et le site de la paroisse vous tiendront informés. MERCI de votre compréhension.

    MERCI de PORTER UN MASQUE aux célébrations, de respecter scrupuleusement les consignes qui vous sont données !
    Pas de poignées de mains, pas de geste de paix, pas de communion dans la bouche mais dans la paume de sa main bien ouverte.
    Veillez à sortir de l'église sans attroupement !


P Bertrand ROY

Lignes directrices concernant la lutte contre la pandémie de COVID pour la reprise des cultes
Recommandations générales du ministère de l'intérieur en matière de la lutte contre la pandémie de SARS-COV-2 lors des cérémonies cultuelles.
Lignes-directrices-concernant-la-lutte-c
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PRIÈRE À MARIE DU PAPE FRANÇOIS


« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu »


    Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.


    Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et le travail.


    Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.


    Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.


    Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.


    Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.


    Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.


    Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.


    Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.


    Ô Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.


    Nous nous confions à Toi, Qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie.

 

AMEN

Le printemps fleurit dans la cour de la maison paroissiale !

CÉLÉBRATIONS DES OBSÈQUES :

Jusqu’à nouvel ordre, elles peuvent avoir lieu avec un maximum de 20 personnes et avec les précautions requises. La préparation se fait par téléphone avec le prêtre (06 31 41 12 21). Après la pandémie, nous pourrons envisager une célébration commune pour rendre un hommage plus conséquent. MERCI de votre COMPRÉHENSION. De tout cœur avec vous.

 

P R I È R E


Dieu Notre Père, Seigneur et Maître de l’Univers,
toujours attentif à la clameur de ceux qui t’invoqueront
Nous savons que tu es proche de nous dans les difficultés
et les joies de notre vie quotidienne
Tu nous l’as montré dans la personne de ton Fils, Jésus,
qui s’est fait homme pour être notre Sauveur.
Aujourd’hui encore, il ne nous laisse pas orphelins
mais nous envoie l’Esprit Saint qui pousse à la prière.
C’est pourquoi devant l’épidémie qui secoue notre monde,
nous recourons à Toi, Dieu notre Père, avec foi et confiance.
Nous te demandons, alors que nous souhaitons que cesse ce fléau,
que triomphe la foi sur la peur, la solidarité sur l’égoïsme et la Vie sur la mort.
Toi le Dieu de bonté et de tendresse qui élèves les petits et les pauvres,
prends pitié de nous et de notre monde.


AMEN

Homélies du père Bertrand Roy

SEPTIÈME DIMANCHE DE PÂQUES A
24 mai 2020


    C’est dans un climat de prière que nous plongent les lectures de ce dimanche.


    Au livre des Actes des Apôtres, nous voyons les disciples rassemblés dans « la chambre haute où ils se tenaient habituellement » avec des femmes dont Marie. Après l’Ascension de Jésus, selon sa recommandation, ils prennent le temps de la prière pour se préparer à recevoir l’Esprit de Pentecôte. Dans ce climat de paix et d’espérance, ils font mémoire du chemin parcouru par Jésus et continuent de s’imprégner de ses paroles de vie. Ce petit groupe est le premier noyau de l’Église chargé d’annoncer le Christ et son Évangile au monde entier. Il nous est bon, même encore séparés physiquement pour quelque temps, de nous sentir reliés les uns aux autres par la prière et par la méditation de la Parole de Dieu, et ainsi de tisser invisiblement le grand corps d’une Église enracinée dans le Christ et la fraternité, dont chacun de nous est un membre vivant. Il nous est bon d’être de celles et de ceux qui se tournent vers l’avenir avec confiance et lucidité, avec la certitude que le don de Dieu, son Esprit Saint, éclairera notre intelligence, dissipera les peurs stériles, fortifiera notre prudence et notre inventivité, dans la mesure où, décentrés de nous-mêmes, nous lui serons disponibles. Prier, ce n’est pas s’échapper de la réalité et se dédouaner de réfléchir et d’agir, c’est sortir de soi-même en s’ouvrant à Dieu, pour chercher les attitudes, les paroles les plus évangéliques, donc les plus sûres. La prière est l’expression du désir profond. C’est un élan du cœur en attente de lumière et d’énergies nouvelles, dans la confiance en Celui à qui on s’adresse sans le voir et sans l’entendre. On ne prie plus quand on se demande si on est vraiment en train de prier, parce qu’à ce moment-là on n’est plus tourné vers Dieu mais vers soi !


    Il nous est donc profitable, seuls ou rassemblés, de fixer souvent notre regard sur cette « chambre haute » où tout va se mettre en route, de nous associer spirituellement à la prière de Marie avec les Apôtres, pour devenir un peu plus, un peu mieux, « disciples-missionnaires ». Il ne s’agit pas de se remettre artificiellement dans la situation des disciples, dans une sorte de faux suspens ou encore de se tenir dans « une serre chaude », à l’abri des autres et des questions du monde. Nous savons que l’Esprit Saint a été répandu dans nos cœurs par la foi et qu’il nous engage audacieusement à prolonger la mission du Christ et l’annonce de sa Présence.


    Le passage de l’évangile de Jean, toujours extrait de sa longue prise de parole au soir du jeudi saint, est une prière de Jésus prononcée à haute voix, après qu’il eut accompli le geste du lavement des pieds, institué l’Eucharistie, livré ses recommandations aux disciples. C’est une sorte de point d’orgue qui nous fait entrer dans le « tête à tête » de Jésus avec Dieu, où il s’affirme plus que jamais comme Fils s’adressant à son Père. Mais ce qui est bouleversant également, c’est que les disciples et ceux qui prendront leur suite, donc chacun de nous, sont présents à la prière de Jésus. Une prière qui traverse le temps et l’espace pour nous inscrire dans la grande aventure de l’Évangile. De la même manière que Jésus n’a pas considéré les disciples comme des hommes et des femmes auxquels il aurait fait appel au hasard de ses déplacements ou dont il aurait retenu la candidature par sympathie ou par besoin, Jésus reconnaît en nous « ceux que le Père lui a donnés ». Ce n’est pas rien de prendre conscience, de temps à autre, et spécialement dans l’intériorité de la prière qui élargit les horizons de notre pensée et de notre cœur, que notre vie chrétienne, avec ses élans et ses balbutiements, trouve sa source dans le cœur de Dieu. Nous sommes comme englobés dans un amour, un projet et un dynamisme universels qui nous dépassent et que nous pouvons accueillir.


    « La vie éternelle, prie Jésus, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ». La vie éternelle, notion assez vague, est ici précisée de manière surprenante. Il ne s’agit pas, comme nous cherchons à nous la représenter, d’une vie sans commencement ni fin, mais d’une expérience à faire dans la vie présente, d’une communion vitale. Pas une évasion mais une adhésion. Connaître pour s’attacher au Christ et vivre de son Esprit Saint, c’est entrer dans la vie éternelle. Le seul vrai Dieu parce qu’il fait vivre et rend libre à la différence des idoles de toutes les époques qui abaissent et asservissent. Faire connaître le Christ et son Évangile aujourd’hui revient à chaque chrétien, à chacune et chacun de nous. Parce que c’est la clé de l’existence qui nous a été remise pour que nous la partagions, la proposions et que beaucoup en découvre la beauté et la nécessité. On ne peut pas se satisfaire de cacher notre foi et notre appartenance à l’Église pour éviter les désagréments. On ne peut pas se satisfaire, sans pour autant culpabiliser inutilement, que la grande majorité des enfants et petits-enfants des baptisés qui animent nos paroisses n’aient pas pris le relais ou soient devenus indifférents et que nos communautés diminuent en nombre et en forces. Il s’agit, plus que jamais, que dans nos existences apparaisse comment la présence du Christ et notre foi en sa Parole changent notre manière de vivre et de penser, nous remplissent de confiance et de joie, de force et de paix alors que tant d’hommes et de femmes, de jeunes, autour de nous, vivent dans la crainte et la méfiance, sans but qui les fasse grandir et les rende profondément heureux.


    En cette semaine où nous nous apprêtons à célébrer la Pentecôte, tournons-nous avec confiance vers Jésus qui prie pour nous comme il l’a promis. Il prie pour que, connaissant par Lui le vrai Dieu, nous goûtions, et beaucoup avec nous, la saveur de la vie éternelle.

 

P Bertrand ROY

FÊTE DE L’ASCENSION
21 mai 2020


    La dernière parole prononcée par Jésus et rapportée par saint Matthieu en finale de son évangile est à la fois énigmatique et pleine d’espérance : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ». Énigmatique car prononcée au moment où s’achève le temps où Jésus ressuscité s’est manifesté à ses disciples ! Comment Jésus, qui disparaît aux yeux de chair de ses amis, Jésus qui s’efface, peut-il s’engager à être présent « jusqu’à la fin des temps » ? Et parole pleine d’espérance car cette promesse de fidélité est une invitation à discerner et accueillir la présence de Jésus avec un regard renouvelé. Jésus présent autrement !


    Jésus présent autrement, c’est ce qu’il s’était efforcé de leur faire comprendre durant ces quarante jours après Pâques. Quarante, dans la Bible, est le temps symbolique pour atteindre la maturité, pour être prêt à se lancer dans une mission. Durant ces quarante jours, Jésus leur était apparu de manière inattendue et insaisissable pour leur apprendre à regarder autrement la réalité de leur vie quotidienne et du monde et l’y retrouver vivant avec eux. En réalité, ce travail de la foi demande plus de quarante jours ! La preuve, saint Matthieu note que certains des disciples eurent des doutes en voyant Jésus. Sans doute portaient-ils en eux, encore vive, la douleur de la mort de leur ami ou de leur propre désertion au moment de la Croix. Et puis la vue de Jésus ne suffit pas pour le reconnaître entièrement. Cet évangile nous rappelle que le doute fait partie de la foi. Souvenons-nous de saint Thomas. Il y a toutes sortes de doutes. Le doute pose souvent les bonnes questions. Le doute, lorsqu’il n’est pas une manière de se protéger, peut être l’occasion d’une recherche, d’un progrès, d’une mise en ordre des idées répandues, d’une reconstruction et d’un élargissement de nos convictions, mais aussi de se sentir petit devant le mystère de Dieu, de consentir à ce que Dieu soit « plus grand que notre cœur » comme l’écrit saint Jean, le rendez-vous d’une confiance nue. La foi est un long chemin à parcourir. Un chemin avec des tâtonnements et des élans. Des obscurités et des clartés. Nos yeux de chair sont lents à croire, lents à reconnaître Jésus « avec nous ». « On ne voit bien qu’avec le cœur » disait le Petit Prince, « l’Essentiel est invisible pour les yeux ». C’est le sens des mots de saint Paul lorsqu’il prie Dieu pour les Éphésiens, « afin qu’il ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur ». Une prière de la messe du temps de l’Avent demande à Dieu « d’éveiller en nous l’intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir ». Le cœur, dans la Bible, est le lieu de la décision réfléchie plus que d’une ouverture sentimentale.


    C’est sur la montagne et en Galilée que Jésus a convoqué ses disciples avant son départ vers le Père. Ces précisions géographiques sont tout un programme. La montagne, c’est le lieu symbolique où Dieu se révèle d’une manière exceptionnelle. Sur le mont Sinaï, Dieu a donné les dix commandements à Moïse. C’est sur la montagne que Jésus va prononcer les Béatitudes qui récapitulent les commandements. C’est sur la montagne que Jésus s’est retiré pour prier et faire des choix importants. C’est sur la montagne qu’il a été transfiguré devant quelques apôtres pour anticiper sa résurrection. Sur cette montagne, Jésus livre ses dernières paroles. Pas d’autres paroles que celles prononcées et incarnées durant son ministère. « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». Pas un pouvoir arbitraire mais un service. Jésus, assis à la droite de Dieu, c’est Jésus l’égal de Dieu. Jésus transmet ce qu’il a reçu : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ! » C’est en Galilée, carrefour de toutes les cultures, des croyants et de païens, là où Jésus avait commencé son ministère, qu’il confie à ses disciples de prendre le relais de sa mission. Montagne, lieu de la révélation de Dieu et Galilée, lieu de la vie ordinaire et souvent compliquée. Deux lieux qui pourraient sembler opposés mais que Jésus nous invite à fréquenter ensemble, parce que c’est là qu’il est « avec nous jusqu’à la fin des temps ». Lieux qui se fécondent mutuellement. Nous avons besoin, pour être aujourd’hui « disciples-missionnaires », d’aller à la montagne de la célébration, de la Parole de Dieu et de la prière et de vivre dans la « Galilée » qui nous est contemporaine, à savoir la réalité de nos familles, de notre travail, de nos voisinages et de nos amis, de nos engagements divers, du monde avec ses grandeurs et ses bassesses, des gens de tous les jours, tels qu’ils sont et non tels que nous les rêvons. C’est ce monde que Dieu aime et auquel il nous faut rendre compte de l’espérance qui nous habite en annonçant le Christ, en diffusant et en actualisant sa Parole, « tout ce que je vous ai commandé » : la Loi de l’Amour. Seul l’Évangile peut rendre plus humain notre monde. Le rendant plus humain, il l’élèvera et le divinisera.


    La fête de l’Ascension n’est pas la célébration nostalgique de l’absence corporelle de Jésus mais une fête qui nous redit que Jésus, soustrait à nos yeux de chair, est vivant autant auprès de Dieu qu’auprès de nous. Cette fête nous rappelle la promesse souvent adressée par Dieu aux grandes figures bibliques de l’Ancienne Alliance jusqu’à Marie : « Le Seigneur est avec toi », alors même que beaucoup pensaient Dieu comme un être lointain. À un moment de l’histoire, cet engagement de Dieu a été confirmé par la venue de Jésus. Maintenant, avec les yeux de notre foi, nous savons qu’il n’y a plus de frontière ou de distance entre le ciel et la terre et que le Seigneur est avec nous, même si sa présence nous demeure voilée en attendant de le voir face à face.

 

P Bertrand ROY

SIXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES A
17 mai 2020


    Nous lisons à nouveau un passage de l’évangile de saint Jean tiré du long entretien de Jésus avec ses disciples au soir du jeudi-saint, à quelques heures de son arrestation. Il arrive souvent qu’à l’approche de leur mort, nos proches nous confient des paroles fortes à ne pas perdre. C’est un vrai testament spirituel de Jésus que nous recevons à nouveau en ce dimanche. Une parole à intérioriser, pour nous qui cherchons, comme nous le pouvons, à prendre notre part de la mission du Christ aujourd’hui.


    Je reprends quelques-unes de ses paroles.


    « Si vous m’aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements ». Notre foi est attachement et relation au Christ. « Si nous m’aimez » ! Ce n’est pas un vague sentiment. C’est même plus qu’un sentiment. C’est l’accueil progressif de toute sa vie, avec ses prises de parole et ses actes de salut. Garder ses commandements, c’est davantage qu’observer un catalogue de préceptes, fut-il très sensé, c’est traduire dans nos choix, dans nos relations, dans nos dialogues, dans nos actions, ce que nous avons compris et intériorisé de Lui. C’est parce que nous aurons reconnu en Jésus l’amour de Dieu à l’état pur que nous pourrons ensuite aimer comme Il nous aime. Autrement dit, ce qui est premier, ce n’est pas notre amour pour le Christ ni même pour les autres, mais c’est l’amour de Dieu qui a fait surgir la vie, la création et l’humanité. « Dieu nous a aimés le premier », écrit saint Jean dans une de ses lettres. La foi est la reconnaissance de cet amour et notre amour pour lui et pour les autres est notre réponse. À l’Amour, on répond par l’amour !


    À vrai dire, nous n’aimons pas entendre parler de commandements. Notre société contemporaine cherche tellement l’autonomie et la spontanéité qu’elle refoule les contraintes et les frustrations. Il est assez révélateur que beaucoup de personnes aient reçu les règles sanitaires liées à la pandémie comme des contrariétés à leur confort individuel (et même spirituel, quand on pense aux vociférations de ceux qui se croient les martyrs d’un gouvernement laïc !) au lieu de les envisager dans leur finalité : sauver des vies en recherchant le bien commun. Mais quand Jésus récapitule les commandements de l’Ancienne Alliance dans celui de l’amour, nous sommes soulagés. Mais attention, faut-il le rappeler, l’amour va plus loin qu’une vibration du cœur, plus ou moins fluctuante. L’amour est cet élan hors de soi qui donne de la vie et qui dépasse la sympathie ou l’antipathie. L’amour porte des exigences de don de soi à l’autre. « Gardez les commandements » : il s’agit de suivre fidèlement Jésus dans toute sa vie, sa vie qui est la traduction de tous les commandements.


    « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité ». Pour « garder les commandements », nous avons besoin de soutien et d’inspiration. Il est si facile de se mettre à douter de la nécessité d’aimer à la manière de Jésus, surtout dans les situations complexes. Les slogans qui invitent à ne penser qu’à soi ont beaucoup de succès. Prendre soin de soi, formule à la mode, ne veut pas dire s’enfermer dans une bulle égoïste. « L’amour n’est pas aimé », a dit saint François d’Assise. Jésus nous promet « un autre Défenseur », l’Esprit Saint. À y regarder de près, les qualités de ce don du Père, sont celles de Jésus lui-même. Auprès de ses disciples et de nous, Jésus est présent dans les difficultés. Il est notre défenseur et la vérité lorsqu’en voulant vivre l’Évangile de justice et de paix, nous rencontrons l’hostilité et la tentation du découragement et de la fatigue. « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous » ajoute-t-il. L’Esprit Saint qui a animé toute la vie de Jésus va être communiqué à celles et ceux qui veulent poursuivre sa mission en vivant ses commandements. Sa façon de venir à nous est de nous quitter. Jésus veut ainsi dissiper le sentiment de solitude et de faiblesse qui paralyse les disciples à quelques heures de sa mort. Rude et long apprentissage pour eux comme pour nous. Jésus cherche à ce que les disciples saisissent sa disparition comme quelque chose de positif : Il s’en va vers le Père et il revient par l’Esprit Saint. Cet Esprit Saint qui le relie au Père est l’antidote à la séparation et à l’oubli. Si l’Esprit Saint est le trait d’union du Père avec Jésus et avec chacun et chacune d’entre nous, c’est parce qu’il n’est qu’amour ! C’est en le laissant agir dans nos vies que se tissent entre nous des relations d’unité et de réciprocité. Jean Grosjean, poète et théologien, a écrit : « Le Fils nous donne sa respiration de Fils. Après ses jours de Messie viennent les jours de son souffle ».


    Si cet évangile évoque indirectement les prochaines fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte, il est de tous les instants. Dans tout ce qui fait notre existence, en famille, au travail, dans le monde et dans l’Église, nous n’avons pas fini d’accueillir et de vivre de l’Esprit Saint de Jésus ressuscité. Nous sommes toujours en apprentissage d’amour !

 

P Bertrand ROY

Psaume pour les soignants


Seigneur,


Merci d’avoir semé dans le cœur de certains
Le don, le talent et la force de prendre soin.
Ce désir étonnant de remettre debout
Ceux que la maladie avait mis à genoux.

 

De celui qui nettoie à celle qui opère,
De celle qui rassure à celui qui transfère.
Tu as placé dans le cœur des soignants
Un trésor plus précieux que l’or et l’argent.

 

Mon Dieu, bénis ceux qui jour après jour
Affrontent la souffrance avec tant de bravoure.
Maudis les puissants qui depuis des années
Sur l’autel de l’argent les ont tous sacrifiés.

 

Donne à nos soignants la force de tenir
Contre cette épidémie dont nous craignons le pire.
Donne à chacun de nous d’agir avec raison
Pour ne pas rendre impossible leur mission.

 

Que cette épreuve soit une prise de conscience,
Que leurs cris d’hier étaient plein de bon sens.
Aujourd’hui, chacun d’eux est pour nous un exemple.
Demain, nous chasserons les marchands du temple.

 

Prière réalisée par la Mission Ouvrière du diocèse de Lille

 

 

Méli Mélo

 

En raison de la crise sanitaire en cours et conformément aux dispositions officielles, les rencontres du groupe convivial sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, ainsi que toutes les autres activités du Secours Catholique... Nous vous tiendrons informés dès que possible de la reprise de nos activités.

 

Permanences

En raison de la crise sanitaire en cours, toutes les permanences sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

En cas d'urgence, appeler et laisser un message sur le téléphone de la paroisse :

03 25 79 42 78

Albums

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